M-J : Les débuts d’un Champion NBA

  • par
MJ

Dans ce 3ème article rétro j’avais envie de partager avec vous une partie de l’histoire du meilleur joueur NBA que la planète ait connu. Ou du moins il ne s’agit là que de ma vision et de mon rapport à cette légende qu’est Michael Jordan.
Je vais donc vous raconter les débuts de Jordan, jusqu’à ces premières finales NBA. Retour sur son parcours, sa rage de vaincre et sa ténacité admirable pour atteindre ses objectifs.

L’année où tout a commencé…

Tout commence en 1984 quand les Bulls (équipe médiocre) draft le jeune Michael Jordan de l’Université de Caroline du Nord.
Pour bien comprendre quel athlète hors norme fut M.J dans le basket il faut savoir que dès sa première année Universitaire il impressionne tous les observateurs. Encore mieux il remporte le Championnat et en prime c’est lui qui rentrera le shoot de la gagne. Excusez du peu !


Et donc, dans cette draft de 1984 est sélectionné Hakeem Olajuwon par Houston en tout 1er choix. Et Michael Jordan par Chicago en 3ème position. Dans la foulée, notons qu’il participe aux Jeux Olympiques, remporte la médaille d’or et commence à écrire son histoire.

« Dès le tout premier entraînement on remarqua qu’il était le meilleur joueur, ce mec là est différent » Rod Higgins

Et il ne lui aura fallu que 3 petits matchs pour devenir le leader des Bulls. Au terme d’un match face à Milwaukee, Michael Jordan renverse le jeu quasiment à lui tout seul dans un 4ème quart temps de haut vol et fait gagner son équipe. Le numéro 23 de Chicago prend sa place.
16 Mai 1985 Micheal Jordan est élu Rookie de l’année (82 matchs 28,2 points/ 51,5 %tir).

Premier Plays Off

Avançons un peu dans le temps jusqu’en 1986.  Cette année, les Bulls de Michael se qualifient pour les playoffs. Une qualification in extremis, ils arrachent le dernier ticket sur le dernier match de la saison. M.J manqua la quasi-totalité de la saison à cause d’une blessure au pied,  ce qui fut pour lui une année extrêmement frustrante.
Leur premier tour de playoffs n’était pas simple. Pas simple du tout car ils allaient affronter tout simplement la meilleure équipe à l’Est, les Boston Celtics de Larry Bird.

Mais malgré son année compliquée et l’adversité face à lui, Michael Jordan sort les crocs et marque de son empreinte la série.
Premier match au TD Garden, les Celtics restent sur 31 victoires à domicile. Et même si les Celtics sont clairement au dessus, M.J marqua les esprits de toutes les personnes présentes ce jour là : coéquipiers comme adversaires. Car pour son premier match en playoffs il inscrit 49 points sur 104 points marqués par les Bulls. Cependant ils perdent le match.

Mais ce n’est rien à côté de la prestation qu’il allait sortir au deuxième match.
Tout simplement inarrêtable, le dieu du basket est sur le parquet et porte le numéro 23. Il pousse les Celtics en prolongation, bat plusieurs records et inscrit 63 points « on fire ». Malheureusement cela ne suffira pas et Boston arracha la victoire 131-135. Complètement dingue.

« On remporta la série mais la performance de Jordan fut incroyable je n’ai jamais vu ça avant ni même après ce n’était pas Michael Jordan mais Dieu déguisé en Michael » Larry Bird

Le meilleur joueur NBA est adoubé par ses pères Magic, Bird,… et toute la planète Basket.

Une équipe en construction

Le GM Jerry Krause a bien compris qui il avait entre ses mains et il s’active pour faire de Chicago une vraie équipe autour de Jordan.
D’abord, en signant le coach Doug Collins, qui mis en place un système de jeu idéal pour l’épanouissement de M.J. Ce qui a permis à l’équipe de se développer et de franchir toutes les étapes jusqu’à être considérée comme un prétendant au titre.

En 1987 Scottie Pippen débarque aux Bulls. Et comment parler de M.J sans parler de Scottie Pippen ? Pour beaucoup il est l’un des meilleurs joueurs de NBA de l’époque à son prime. Complet, capable de prendre des rebonds, faire des passes, scorer, il savait tout faire.
Et dès sa première saison il montre toute l’étendue de son talent et il n’en manquait pas, derrière M.J, une équipe se construit.

« Scottie Pippen fut le meilleur coéquipier que j’ai eu et tous mes titres je les ai gagnés avec lui » Michael Jordan

Il fallait du lourd dans la raquette et qui de mieux que Horace Grant. Un style, une présence, tout le monde se souvient de lui et de ses lunettes.
En 1988 c’est Cartwright, en provenance de New-York, que les Bulls font venir à la place d’Oakley. C’est donc clairement à partir de cette année là que l’équipe était compétitive.

bulls 91

L’apprentissage

 

Saison 88-89 les Bulls finissent 6ème de la conférence Est avec un bilan de 47 victoires pour 35 défaites. Au premier tour des playoffsChicago affronte Cleveland l’une des meilleures équipes à l’Est de l’époque.
Pour vous donner correctement le contexte, Chicago et Cleveland s’étaient affrontées 6 fois en saison régulière cette année là et les 6 fois Cleveland l’avait remportée. Voici le déroulé : 

Premier match de la série à Cleveland victoire des Bulls, deuxième match victoire de Cleveland. Un par tout direction Chicago pour les matchs 3 et 4 (pour rappel à l’époque les séries du 1er tour se jouaient au meilleur des 5 matchs, la première équipe à 3 victoires remportait la série).

Les Bulls gagnent le Games 3 quand Cleveland remporte le Game 4. Direction Cleveland pour le match décisif : soit tu gagnes soit tu rentres à la maison.
Le Game 5 fut un match comme on les aime, tendu, dur, avec de l’électricité dans l’air. Les 2 équipes se rendent coup pour coup jusqu’aux ultimes secondes du quatrième quart temps.
Scottie Pippen remonte la balle, il reste 11 secondes avant la fin du match. Le score est de 97-98 pour les Cavs, balle pour Micheal, dribble sur sa droite shoot à 5 mètres, ficelle. Il reste 6 secondes et les Bulls passent devant 99-98, temps morts Cavs.

 

Remise en jeu, petit jeu à deux qui permet à Cleveland de réussir un lay up à 3 secondes de la fin 99-100. Le match est presque fini, il reste que très peu de temps juste de quoi faire une remise en jeu un dribble tout au plus et shooter.
Remise en jeu, balle pour M.J qui dribble sur sa gauche pénètre, prend appui au niveau de la ligne de lancer franc, saute tout en évitant le retour du défenseur et marque au buzzer. Juste magnifique, une action à voir et à revoir. Micheal Jordan a inscrit 44 points mais surtout a qualifié Chicago en demi finale de conférence !

 

VOL DE MJ

En demi-finale, Chicago élimine New-York 4-2 et rejoint la terrible équipe de Détroit les Bad Boys, pour une finale de conférence explosive.
Les 2 premiers matchs se jouent à Détroit, Chicago gagne le premier, Détroit le deuxième, les deux suivants se jouent à Chicago.
Le moins que l’on puisse dire c’est que Détroit jouait très dur. Ils étaient brutaux, ils en avaient fait leur marque de fabrique. En tête de liste, nous avions Bill Laimbeer (un boucher), Mahorn Rick, Joe Dumars, John Salley, Dennis Rodman et bien sûr Isiah Thomas… Les Bad Boys de Détroit emmenés par Chuck Daly.

Dans le Game 3, les Bulls à domicile remportent le match grâce, encore une fois, à un grand Jordan qui rentre le shoot de la gagne. Mais Détroit n’abdique pas et augmente le niveau physique et la dureté de leur jeu.
Dans le Game 4 on voit clairement apparaître un système anti-Jordan, un matraquage de faute, un traitement de faveur. Les joueurs de Détroit ont clairement reconnu l’avoir cassé tout au long du match. Ce n’était pas possible de l’arrêter autrement. Alors avant qu’il ne puisse s’envoler, on le retient, on le pousse, il faut lui faire mal, on le bloc. 

Bref tous les moyens étaient bons. La conclusion était la victoire des Pistons Game 4 et 5.
(Il faut bien comprendre qu’à l’époque les joueurs ne sont aucunement protégés par les arbitres. Les fautes devaient être vraiment importantes pour être sifflées. Les arbitres se souciaient que très peu des blessures des joueurs, rien à voir à aujourd’hui).

 

« Michael Jordan est vraiment incomparable, réussir à survivre à ce qu’on lui a fait subir tout en restant au top niveau c’est sans précédent » Dennis Rodman

Grâce à cette technique, un peu limite mais franchement efficace, les Pistons ont réussi à contenir Michael. Et c’est au physique qu’ils ont éliminé les Bulls 4-2. Fin de saison pour M.J (il en manquait un peu physiquement et mentalement du côté de Chicago).
Quelques jours plus tard, Détroit balaye les Lakers 4-0 en finale et devient champion NBA.

 

La route vers les sommets est longue

 

A l’été 1989 un changement très significatif est opéré. Doug Collins est remercié et c’est un de ses assistants qui prend place en tant que coach principal : Phil Jackson.

 

Un des premiers grands changements qu’il réalise réside dans le fait de partager le ballon, tout ne doit plus passer que par Jordan. Il a une approche plus « équipe ».
Le second point est la fameuse attaque en triangle si longtemps prônée par Tex Winter. Sans trop rentrer dans les détails même si c’est très intéressant, cette attaque permet un grand choix d’offensif, une bonne circulation du ballon pour trouver le meilleur shoot possible grâce à une succession de triangles ( jeu à 3). Cela permet de concerner tout le monde de faire progresser tous les joueurs et du même coup l’équipe.

Michael lui-même compris qu’il ne pouvait pas gagner tout seul. Et son but n’était pas d’être le meilleur scoreur de la ligue ou de battre les records de point. Mais belle et bien d’être champion NBA.

Tout cela nous mène aux finales de conférence 1990, les retrouvailles Chicago contre DétroitMichael contre Isiah.
Les Bulls veulent prendre leur revanche mais tout ne commence pas comme ils l’espéraient. Pire après 2 matchs Détroit mène 2-0. Direction Chicago, les Bulls ne lâchent rien et reviennent 2-2. Game 5 à Détroit et victoire de Détroit.

Les Pistons vont-ils faire le coup de l’année, passer et éliminer les Bulls lors du Game 6 ? Non, Chicago remporte le match 6 et pousse les champions en titre à un Game 7 à Détroit.
Mais rien n’y fait, ce ne sera pas pour cette année. Le match fut assez bizarre pour plusieurs raisons mais les faits sont là : les Pistons de Détroit retournent en finale NBA conservent leur titre. Chicago et Michael Jordan ne sont toujours pas champions.

 

Le chemin vers l’excellence

 

En 1991, les Bulls passent clairement un cap. Toute l’équipe, Jordan en tête devient plus fort physiquement, plus dur mentalement et habité par une rage de gagner. « Attention cette année on est les meilleurs ».
Cette année là les Bulls finissent premier de la conférence Est avec 61 victoires pour 21 défaites. M.J joue 80 matchs en saison régulière avec une moyenne de 30 points par match 52% au tir.

Premier tour des playoffs 3-0 contre New-York. Demi-finale contre Philadelphie 4-1, finales de conférence contre, je vous le donne en mille Détroit pour la 3ème fois consécutive.

 

Ces finales de conférence seront à sens unique. Game 1 à Chicago victoire des Bulls 83-94. Game 2 victoire des Bulls 97-105, direction Détroit pour le Game 3 résultat 113-107 victoire des Bulls. Les Pistons n’y arrivent plus Jordan et les Bulls sont dorénavant au dessus. On peut clairement dire qu’ils leur bottent les fesses. Mais attention, il reste un match à gagner pour Chicago et l’orgueil de Détroit est clairement touché.


Game 4 on prend les mêmes et on recommence, aucune intimidation ne changera l’issue du match. Détroit est fini et la dynastie des Bulls à l’Est est lancée : victoire de Chicago 115-94. Mais un fait rarissime va intervenir à 8 secondes de la fin du match.

Initiés par Bill Laimbeer les Bad Boys de Détroit ne serrèrent  pas la main des champions de la conférence Est. Il se lèvent à quelques secondes de la fin passent devant le banc des Bulls sans leur jeter un regard et filent au vestiaire. Cette sortie fit grand bruit à l’époque, cela a été pris pour un grand manque de respect. Pour moi l’équipe de Détroit est sortie comme elle a vécu : en ne respectant pas ses adversaires. C’est une façon de voir le sport et je peux comprendre que la défaite fasse mal mais ils ont manqué de classe, c’était la fin d’une ère pour eux.

Chicago est donc champion de la conférence Est, ils rentrent chez eux accueillis par la ville en héros. Mais le travail n’est pas terminé, pour finir la saison parfaitement il faut ramener le titre suprême. Pour cela ils doivent remporter les finales NBA et face à eux il y a Magic et les Lakers.

 

Les finales NBA de 1991 le premier succès d’une longue série

MJ VS MAGIC

Tout le monde parle que de ça: Magic contre Jordan. Passation de pouvoir ou nouveau titre pour Magic et les Lakers ? (Magic comptait déjà 5 titres de champion NBA). Encore une fois posons le contexte. Magic Johnson sortait de deux saisons en tant que MVP de saison régulière 88-89 et 89-90. Mais aucun titre de champion NBA (demi finale perdue contre phœnix en 89 et finales NBA perdues contre Détroit en 90) le dernier titre de Magic et des Lakers date de la saison 1987-1988.

Entre temps on a assisté à l’éclosion de Michael MVP de saison régulière saison 87-88 puis 90-91. Et donc ces 2 légendes se retrouvent face à face pour la première fois en finales NBA. Qui soulèvera le trophée O’Brien ?

 

Game 1 au United Center à Chicago, nous sommes le dimanche 2 juin il est 15h30 et le match commence.
M.J commence fort, 15 points 5 passes dans le premier quart temps. Mais Magic et les Lakers gèrent très bien le tempo du match et à la fin du premier quart temps le score est de 29-30 pour les Bulls. Deuxième quart temps on repart sensiblement sur les mêmes bases : Magic orchestre, il distribue caviar sur caviar, d’ailleurs au cour du deuxième quart temps il ne prendra aucun shoot.  Mi-temps les Bulls sont devant d’une courte tête 51-53.

Puis début du troisième quart temps, Chicago est nerveux et ne joue pas très bien. Les Lakers gèrent mieux leurs temps forts et leurs temps faibles, ils ont l’expérience de ces rendez-vous. Milieu troisième quart temps, les Lakers prennent les devants et creusent l’écart emmenés toujours par un très bon Magic et un Sam Perkins au scoring. On arrive donf à la fin du troisième quart temps, Los Angeles mène de 7 points 75-68.

Dernier quart temps, tout de suite Michael prend les choses en main et score 13 points ce qui permet aux Bulls de recoller. Puis même de passer devant grâce à deux lancés francs de Scottie Pippen : 91-89 Bulls. On est à la fin du match, il ne reste plus beaucoup de temps la tension monte. Sam Perkins reçoit un bon ballon derrière la ligne à 3 points, shoot et ficelle. Les Lakers passent devant 92-91 et il ne reste que 14 secondes. Jordan shoot, le ballon rebondi sur l’arceau, rebond Byron Scott il reste moins de 3 secondes. Lancé franc pour les Lakers, le match est terminé victoire des Lakers 93-91. Jordan finit meilleur marqueur avec 36 points, Magic en triple double et les deux équipes se donnent rendez-vous 3 jours plus tard.
(À la fin du match 1 les spécialistes donnent pas chère de la peau des Bulls la plupart se disent « ok les Lakers vont être champions »…)

 

Game 2, un changement qui aura une importance capitale sur l’issue de la série est opéré par Phil Jackson, il décide de mettre Scottie sur Magic et le moins que l’on puisse dire c’est que Pippen en défense c’est quelque chose.
Pippen marqua Magic tout terrain ne lui laissant aucun espace et cette tactique s’avéra payante. De l’autre côté du terrain Horace Grant réalise un petit chantier dans la raquette, avant que M.J enchaine 13 points quasi de suite dans le troisième quart temps. À ce moment là, les Lakers ne sont pas bien loin et peuvent renverser le match mais les Bulls accélèrent encore et creusent l’écart. Début de quatrième quart temps Jordan finit le travail. Chicago alors remporte le deuxième match 86-107. Michael finit avec 33 points et 13 passes décisives, maintenant direction Los Angeles.

 

Game 3 nous sommes le 7 juin au Great Westerm Forum en prime Time. Chicago garde la même tactique Pippen sur Magic et sa marche encore une fois. Magic réalise certes 10 passes décisives lors du match 3, mais il était capable d’en faire le double. Et c’est surtout dans l’usure, le tempo, les pertes de balle, ce sont tous ces facteurs là qui font mal aux Lakers.
Malgré un match 3 où les Bulls firent un écart assez rapide avant la mi-temps puis avec un début du troisième quart (+13) pour Chicago, les Lakers reviennent et ne lâchent rien portés par un Sam Perkins (25 points 9 rebonds). Et à 10 secondes de la fin les Angelinos passent même devant, plus 2.

Jordan rentre en scène à 3 secondes de la fin, il égalise et emmène tout le monde en prolongation. Les Lakers ont pris un coup derrière la tête et ne marqueront que 4 petits points en overtime et perdent de nouveau le match 104-96. M.J finit donc avec 29 points et 9 passes décisives.

 

Game 4 Chicago mène 2-1 la série. Les Lakers doivent absolument recoller pour espérer remporter la série, mais il en sera rien. Apres un premier quart temps accroché les Bulls se détachent dans le second quart temps pour mener 52-44 à la mi temps.
Le troisième quart temps va être marqué par les sorties sur blessure de Worthy (blessure à la cheville) et Scott (blessé à l’épaule).Pour les Lakers, c’est un coup dur et ils ne parviendront pas à rattraper leur retard. Les Bulls enfoncent les Lakers et remporte le 4ème match 108-101 malgré les 11 passes décisives de Magic et les 27 points de Vlade Divac. En face c’est Jordan qui finit meilleur marqueur avec 28 points et 13 passes décisives.

 

Game 5, match décisif les Lakers n’ont plus le droit à l’erreur, il faut remporter ce match à domicile pour repartir à Chicago dans l’espoir d’arracher un match 7. Mais avec les absences de James Worthy et Byron Scott la tâche s’annonce encore plus difficile.

Le match commence, Magic est gonflé à bloc, au rebond, à la passe il est sur toutes les actions. En face c’est Scottie Pippen qui se montre sous son meilleur jour. Le match est très serré aucune des deux équipes ne baissent en intensité. Ca défend fort et lorsqu’une équipe prend une ou deux possessions d’avance l’autre recolle immédiatement.

On arrive au début du quatrième quart temps 80-80, il reste 12 minutes pour départager les deux équipes.
Pendant un temps mort Phil demanda à Jordan « ne force pas, ne cherche pas à scorer, quand tu as la balle qui est démarquée », Michael répond puis Phil finit par lui dire « Paxson, alors passe lui la balle ».

Retour sur le terrain, M.J entre et se retrouve au milieu de la raquette, fixe la défense et ressort la balle pour Paxson, ouvert à 3 points, ficelle, puis passe pour Paxson en tête de raquette complément ouvert shoot et marque 18 points pour lui. Balle pour Michael qui ressort la balle pour un shoot à 3 points de John Paxson, plus 5 Chicago. 

C’est fini pour les Lakers, les Bulls vont remporter le match et être champions NBAMichael Jordan va remporter son premier titre de champion NBA, score final 108-101, Chicago 4 Lakers 1.

Malgré les 20 passes décisives de Magic le match échappe aux Lakers. En face c’est Scottie Pippen qui finit meilleur marqueur avec 32 points et 13 rebonds, M.J 10 passes décisives. Ce jeudi 12 juin restera gravé à vie dans la tête de tous les Bulls et de Michael Jordan. Champion NBA ce n’est pas rien après sept années à repousser ses limites, à progresser, à évoluer. M.J touche au but et craque littéralement dans les vestiaires avec le trophée O’Brien dans les mains : une image aussi rare que magnifique.

 

« Quand ils nous ont battus, on s’est croisés entre les deux vestiaires, il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Il était si heureux de gagner, de réussir, c’était si important pour lui, pour moi. » Magic Johnson

 

Last Dance, disponible sur Netflix. Il s’agit là du documentaire qui m’a en partie aidé à écrire cet article, un très bon documentaire à voir et à revoir !

A partir de ce moment là Michael Jordan était à la table des champions comme Larry Bird et Magic Johnson, pour Jordan c’était hyper important, limite obsessionnel. La légende de M.J n’est qu’à ses débuts, il repoussera les limites du rationnel année après année, mais tout ceci est une autre histoire…

Merci à tous ces joueurs de m’avoir fait kiffer le sport, merci à M.J de m’avoir fait découvrir la NBA et de m’avoir émerveillé pendant ces années. Mais aussi pour m’avoir montré le chemin de l’effort, de ne jamais abdiquer et cette envie de gagner encore plus forte que le dégoût de la défaite.

 

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